• Enseignement : 80 millions de plus

    Unknown

  • CETA

    CETA : la cour de justice européenne sera bel et bien saisie

    Ce matin, le comité de concertation a approuvé la demande d’avis sur le CETA adressée à la cour européenne concernant la compatibilité des tribunaux privés avec le droit européen. C’est un élément fondamental de l’accord intra-belge du 26 octobre dernier.

    « On pouvait douter de la loyauté fédérale sur ce dossier. Elle a tenu bon il faut s’en réjouir » a déclaré le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte a la sortie du Lambermont.

    «  Pour nous socialistes, le combat autour du CETA est de faire en sorte de ne pas privatiser la justice et de pouvoir continuer à réguler l’économie via des mécanismes publics », rappelle Rudy Demotte.

    « Ce combat de longue date est primordial car il pourrait modifier profondément la régulation du commerce mondial » conclut le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    La Fédération Wallonie-Bruxelles, restera ferme et vigilante par rapport à ce dossier, ainsi qu’a l’avenir de tous les dossiers ayant trait aux accords commerciaux dits de « nouvelle génération » (Singapour, USA, Chine,…)

    Unknown



     

  • LLB

    La Libre du 29/04/2017

  • slide-pacte

    Pacte d’excellence – La Libre 25 mars 2017

    À lire dans l’Echo, rédigée par Nathalie Bamps et Martin Buxant
    (Extrait)
    ————-
    Journaliste :
    Le PS, ça ne va pas fort…
    Rudy:
    Sur le rapport à l’argent, sur les écarts salariaux, le PS doit être l’exemple virginal du comportement idéal. Mais quand on découvre qu’il y a des personnes qui ont été trop bien rétribuées et parfois à ne rien faire, c’est inacceptable. Et cela fait du mal au PS. On a pris le PS pour une tête à claques. Mais ces claques, le PS les a parfois méritées. Mais ceux qui n’ont pas envie d’être assimilés à cela ont envie d’être reconnus pour ce qu’ils font, et le combat qu’ils mènent.
    Journaliste
    Au PS, a-t-on fait l’économie d’un vrai travail de fond, de nettoyage, il y a 15 ans?
    Rudy
    On a pris des règles en son temps, et ces règles n’étaient pas suffisantes, on le découvre aujourd’hui. Mais le problème est beaucoup plus large. Ce qui se passe avec Fillon, Marine Le Pen, cette logique de mise en exergue de ce qu’ils ont commis, ébranle le socle même de l’engagement politique. Le paradoxe, c’est qu’on en arrive à vouloir qu’on corrige et remette les valeurs en exergue, et à élire des tiers qui ne portent pas ces valeurs, parce qu’ils apparaissent comme anti-système.
    Journaliste
    Le PTB à 20%, c’est aussi la montée des extrêmes. Qui est responsable?
    Rudy
    Les gens vont chercher des modèles extérieurs aux représentations classiques. La crise de gouvernance n’est qu’un avatar de la crise plus large, économique. Dans ce contexte de radicalisation de la pensée, les gens qui sont aux positions radicales ont à y gagner.
    Journaliste
    C’est le même processus, radicalisation religieuse ou politique?
    Rudy.
    Quand un système est remis en cause, il l’est par tous ses aspects: spirituels, religieux, poltiques. On est dans une logique de déconstruction. Les modèles qui ont touché leurs limites imposent des déconstructions de modèles. Je crois qu’il y a un antidote: se poser avec calme et raison les questions et apporter des réponses cohérentes. On ne peut pas apporter des réponses asymétriques. Il faut qu’on ait une capacité d’entente nationale, une sorte d’union sacrée, avec un socle de valeurs à atteindre et des règles qui soient les plus semblables possibles.

    Unknown

     



     

  • un pacte amendé pour la fin du moisBanner

    un pacte amendé pour la fin du mois

    A lire dans le soir de ce matin sur le pacte d’excellence « Le changement suscite des inquiétudes et c’est légitime mais je tiens à rassurer les enseignants, non il n’y aura pas de pertes d’emplois ! La réforme commencera par le renforcement du maternel et l’engagement à terme de 1100 personnes supplémentaires dans le maternel »

    un pacte amandé pour la fin du mois



     

  • unknown-1

    Le Soir (jeudi 1 septembre 2016) : « De l’argent pour le Pacte d’excellence »

    unknown-2unknown-1

    UNE Le Soir : « De l’argent pour  le Pacte d’excellence »  

    Le ministre-président Rudy Demotte annonce   que des moyens seront dégagés pour réformer l’école.  Continue Reading

  • b069fbc0bba7c8bc4d865c699c29a9ab-1454406826 copie

    Rudy Demotte s’inspire du Québec pour lutter contre le radicalisme

    Rudy Demotte s’inspire du Québec pour lutter contre le radicalisme – © LAURIE DIEFFEMBACQ – BELGA

    Publicité

    Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie Bruxelles s’est envolé pour le Québec au Canada. La lutte contre le radicalisme violent sera au centre de cette visite de cinq jours dans la Belle Province.

    Rudy Demotte visitera notamment le « Centre de Prévention de la Radicalisation menant à la Violence » de Montréal. La ville est pionnière en la matière puisque ce centre est une première en Amérique du Nord. Il permet entre aux familles qui redoutent la radicalisation d’un proche de signaler les premiers signes de radicalisme via une ligne téléphonique.

    La Fédération Wallonie-Bruxelles entend s’inspirer de cette expérience Montréalaise pour la transposer à Bruxelles. Le gouvernement s’est déjà mis d’accord. Un centre similaire devrait voir le jour prochainement en Belgique.

    Rudy Demotte rencontrera également de nombreux professeurs d’université sur le sujet. Les universités québécoises ont effectivement décidé d’unir leurs connaissances autour du radicalisme au travers d’une chaire spécialisée. Leur expertise a servi de base à la création du Centre de prévention de la Radicalisation menant à la Violence de Montréal.

    Mobilité internationale

    Rudy Demotte profitera également de sa présence au Québec pour participer à un séminaire sur la mobilité internationale. Le Québec est l’une des destinations privilégiées par les jeunes belges francophones. Chaque année des centaines de jeunes traversent l’Atlantique pour y faire un séjour d’étude ou un échange.

    Depuis la mise en place des échanges de jeunes entre le Québec et la Belgique francophone en 1984, 22 000 jeunes se sont laissé tenté par l’aventure. Trois-cents jeunes belges séjournent chaque année au Québec dans le cadre d’un échange organisé par le BIJ (Bureau International de la Jeunesse). En ce qui concerne les échanges universitaires, le Québec est dans le top 3 des destinations choisies par les jeunes de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Lire sur le site de la RTBF

  • Couper

    Le Soir Namur Luxembourg – 10 déc. 2015: ITW RD « Couper les liens entre la Wallonie et Bruxelles, c’est nous affaiblir »

    Unknown-6Unknown-7

    Le Soir Namur Luxembourg – 10 déc. 2015

    Page 4
    Les ultra-régionalistes poussent, au MR, au PS.   Le ministre-président de la Communauté française ne laisse pas passer : « Nous n’avons pas de lien territorial,   il faut une coordination structurée, stratégique ».

    Entretien

    Les ultra-régionalistes poussent. Le ministre-président (PS) de la Communauté française refuse de céder. Arguments et flèches.

    Des parlementaires (Collignon, Dermagne, Martin), Thierry Bodson pour la FGTB wallonne, Jean-Claude Van Cauwenberghe mercredi dans ces colonnes… Ils disent en gros : tout aux Régions ! Et exit la Communauté. Cela vous inspire ?

    Chez moi, l’attachement aux Régions est une évidence : jusqu’en 2014, j’ai opéré comme ministre-président wallon, en même temps que ministre-président de la Communauté, et en 2008, avec Charles Picqué, nous avions lancé la Fédération Wallonie-Bruxelles qui apportait une forme de reconnaissance supplémentaire au fait régional bruxellois… Pour le reste, je rappelle qu’il n’y a pas de contiguïté territoriale entre Bruxelles et la Wallonie, et on se souvient que cela avait fait l’objet de spéculations fantaisistes sur la création d’un « couloir », d’un « tunnel »… Au-delà de la fantaisie, cela traduisait la crainte de voir Bruxelles mise dans une position insulaire. Cela vaut aussi au plan institutionnel. On ne sait pas ce qu’il adviendra de la Belgique demain. Je veux mettre la Fédération au service des Régions, et préserver un lien permanent de coordination.

    Avons-nous intérêt à faire disparaître une institution pour reconstruire des liens uniquement via des accords de coopération, comme certains le souhaitent, alors que les Flamands, eux, ne font pas la même chose de leur côté ? Vont-ils renoncer à la fusion Communauté-Région pour se replacer, eux aussi, dans l’option du tout aux Régions ? Faire cela, seuls de notre côté, ce serait un recul, nous affaiblir.

    C’est un raisonnement défensif.

    Offensif ! La défense, c’est de se recroqueviller, l’attaque, c’est d’avoir une stratégie de moyen et long termes. Je suis dans une démarche dynamique, je n’exclus pas des aménagements, mais il faut garder un pont, je veux dire une coordination structurée et stratégique. Nous n’avons pas de lien territorial, alors, ne nous affaiblissons pas, c’est stratégique.

    Les ultra-régionalistes soutiennent que sans enseignement et sans culture, une entité politique ne connaît pas d’essor.

    Si l’on prend le raisonnement sur l’enseignement, ils disent qu’il faut le rapprocher des bassins scolaires, plus proches des réalités socio-économiques… Qui a conçu les bassins ? Qui a créé le premier bassin d’enseignement technique ? Qui a ouvert la collaboration entre formation et enseignement ? Votre serviteur. En fait, le raisonnement concerne avant tout l’enseignement technique et professionnel… qui est entre les mains de qui ? Essentiellement des provinces. L’argument de la proximité territoriale est donc déjà rencontré.

    Il faut distinguer ces questions de fonctionnement, de pouvoirs organisateurs, de celles relatives au « normatif », s’agissant ici des statuts des profs, des programmes scolaires, de l’inspection, du pilotage pédagogique… Faudrait-il s’orienter vers des statuts différents pour les enseignants à Bruxelles et en Wallonie ? Ou des programmes d’enseignement général différents ? Avec les mathématiques bruxelloises et les maths wallonnes ? Le cours de français bruxellois et le français wallon ? Qui soutient cela sérieusement ?

    J’ajoute : si l’on va jusqu’à remettre en cause le normatif, alors on pourra tenir le même raisonnement par rapport à d’autres secteurs, je pense à la sécurité sociale, et ce n’est pas précisément dans l’ADN socialiste, me semble-t-il.

    Transférer la culture ?

    La politique culturelle, c’est d’abord la réponse à une série de problèmes d’organisation : nombre de maisons de la culture, financement des associations, etc. Les Régions sont déjà présentes à cet égard, je pense à la politique patrimoniale, une série d’aides matérielles. Mais la culture, c’est aussi la langue. Elle dépasse les frontières de Bruxelles et de la Wallonie, et il faut garder un organe qui puisse la porter à l’intérieur comme à l’extérieur. Cet organe, c’est la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Communauté française reconnue dans le monde.

    Même chose pour l’aide à la presse : régionaliser ? Et la RTB ? Faut-il une RTBB, une RTBW, et une RTBWG pour les germanophones ?

    Reste la politique sportive, l’aide à la jeunesse : transférables ?

    Sport ? Tout ce qui a trait aux infrastructures est déjà transféré, pour le reste, par exemple en matière de dopage, faut-il des règles différentes en Wallonie et à Bruxelles ? Aide à la jeunesse : un jeune a des difficultés à Bruxelles, il doit être accueilli dans un centre en Wallonie, va-t-on entraver sa mobilité ?

    Reste qu’au PS, certains visent un « congrès wallon ». Chaud ! Opportun ?

    C’est une question qui relève du parti, je ne me prononcerai pas.

    Mais vous vous sentez soutenu par votre parti ?

    Dans la mesure où le débat est ouvert et où les problématiques ne sont pas tranchées officiellement, ma ligne est celle-ci : la défense de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mieux : la promotion institutionnelle des intérêts communs des francophones.

    Parmi les régionalistes, on n’utilise quasiment plus ce mot : « francophone »…

    … Alstublieft ?

    Le ministre-président de la Communauté se sent-il menacé ?

    Au contraire, il est exalté car il aime bien les débats. En faisant parler d’elle, la Fédération Wallonie-Bruxelles démontre qu’elle est un enjeu.

    C’est un peu cynique comme raisonnement, mais je me sers du cynisme contre ceux qui l’utilisent.

    Tout de même, voir le leader de la FGTB wallonne, Thierry Bodson, s’avancer comme il l’a fait, c’est important…

    Oui, je le connais depuis des années. Il est en phase avec ce qu’il a toujours dit.

    Oui, mais là, il le redit très fort.

    Pour les sourds, peut-être parce que ce n’était pas audible.

    identité wallonne « Ma vision positive »

    Le Soir Namur Luxembourg – 10 déc. 2015

    Page 4

    Jean-Claude Van Cauwenberghe (dans « Le Soir », mercredi), a exalté l’« identité wallonne ». Et vous ?

    Mon grand-père, Raoul Demotte, avait milité à Wallonie libre… Voilà d’où je viens. On ne fait pas des chiens avec des chats.

    Alors, oui, il est important de cultiver une vision positive de l’identité wallonne. Qui, notez-le, a longtemps été évoquée par défaut, un peu comme la somme des complexes par rapport à une Flandre « plus laborieuse, plus rapide, plus moderne » et toutes ces faussetés.

    Bref, oui, il faut cultiver une identité wallonne positive, porteuse naturellement.

    Je ne veux pas pour autant que cela devienne un élément de dilution de l’autre identité, celle des francophones de Belgique, qui est elle-même, d’ailleurs, la meilleure base pour cultiver les identités wallonne et bruxelloise.

    Il ne faudrait pas que les francophones soient orphelins de ce maillon – la Communauté française – qui permet de dépasser les territoires de Wallonie et de Bruxelles.

    Au passage, je rappelle qu’un chantier des idées du PS sera consacré à ces questions.

    Donc, comme Jean-Claude Van Cauwenberghe, je vois une identité wallonne ouverte et progressiste, contraire à la logique fermée et conservatrice de la N-VA au Nord, où l’identité colle à la nation.

    Oui, mais lui, Van Cau donc, juge que le maintien de la Communauté empêche la Wallonie d’advenir…

    Ce que la Communauté apporte de plus, c’est le commun dénominateur de la langue, qui nous permet notamment de nous manifester et d’être reconnus à l’échelle internationale – j’en fais l’expérience lors de mes déplacements –, cela avec un message qui valorise Bruxelles et la Wallonie.

    Au fait, vous aviez parlé de « nationalisme wallon » dans une interview il y a plus d’un an…

    Un emportement, un mésusage du vocabulaire, j’avais précisé tout de suite ce que j’avais voulu exprimer, c’est-à-dire l’importance qu’à un moment donné, en plus des plans Marshall et toutes ces choses, il y ait une communauté de valeurs positives qui fasse bouger les gens ensemble.

     

    De gauche ?

    Le Soir Namur Luxembourg – 10 déc. 2015

    Page 4

    ANALYSE

    De gauche ?

    On n’est pas vraiment dans ce que nous appellerons les questions primordiales prioritaires – terrorisme, FN, crise économique –, mais celles qui ont trait à notre enseignement, notre politique culturelle, nos institutions politiques à nous, Wallons et Bruxellois francophones, ne sont pas négligeables. Ajoutez la pression nationaliste de la Flandre qui requiert une stratégie claire en face, et voilà le contexte.

    Or, donc, au-delà desdites questions primordiales, le PS s’achemine vers un débat sur le maintien ou non de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le transfert aux Régions des compétences en matière d’enseignement et de culture. Ce qui ne déchire pas les foules ni les militants, comme ce fut le cas jadis au plus fort du « combat fédéraliste » (le fait régional est acquis – conquis), mais n’est pas moins de nature à faire se confronter les partisans du tout aux Régions et de la Fédération. Un débat est un débat. Et celui-ci, on le voit avec les prises de position des Bodson-Collignon d’un côté (on attend Marcourt), Demotte-Courard de l’autre (on attend Elio Di Rupo au milieu), chauffe déjà.

    Au fond, les socialistes auront à se poser quelques questions basiques : qu’est-ce qui est le plus utile pour les gens ? Aussi : quelle formule est-elle la plus… de gauche ? Bonne question.

    D. Ci et B.Dy

     

    DAVID COPPI BERNARD DEMONTY



  • L’Echo – 09 déc. 2015 p9 : Rudy Demotte”L’Eurométropole peut constituer un bastion anti-FN”

    Rudy Demotte”L’Eurométropole peut constituer un bastion anti-FN”

    L’Echo – 09 déc. 2015

    Page 9

    © BELGA Interview jean-paul bombaerts Supprimer la coopération internationale de la Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie: tel est le souhait de Marine Le Pen si le Front national devait remporter le second tour des régionales, dimanche. De son côté, le bourgmestre de Tournai Rudy Demotte assume actuellement la présidence tournante de l’Eurométropole, une …

    © BELGA

    Interview

    jean-paul bombaerts

    Supprimer la coopération internationale de la Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie: tel est le souhait de Marine Le Pen si le Front national devait remporter le second tour des régionales, dimanche. De son côté, le bourgmestre de Tournai Rudy Demotte assume actuellement la présidence tournante de l’Eurométropole, une structure de collaboration transfrontalière qui regroupe Tournai, Courtrai et l’agglomération lilloise. Il ne pense pas que l’on puisse si facilement enterrer une coopération qui, depuis plusieurs décennies, a montré son efficacité.

    Quels enseignements tirez-vous de la victoire du Front national en France au premier tour des élections régionales?

    Le FN est parvenu à entrer dans l’émotion et l’angoisse ressenties par une partie de la population. Cette sourde angoisse est indissociable des problèmes socio-économiques rencontrés par ces régions depuis les années septante. À cela s’est ajouté l’impact de la crise financière de 2008. Les gens ont payé un prix social fort pour les mouvements erratiques de l’économie. Des mouvements sur lesquels les politiques ont du reste peu de prise. Il faut avoir l’humilité de l’admettre. L’émotion, elle, provient de ce radicalisme violent et importé. De leur côté, les leaders d’opinion et les médias doivent se remettre en question à propos de leur penchant pour l’événementiel, pour l’info qui ne va plus en profondeur. Les technocrates européens, enfin, ont également une part de responsabilité par leur engoncement dans des processus réglementaires opaques.

    La Wallonie est-elle immunisée contre de telles poussées de populisme?

    Entre la Wallonie et la France, il y a au moins deux différences fondamentales. Un: la France n’a pas, comme la Belgique, des corps intermédiaires comme les syndicats ou les mutuelles qui officient en tant qu’indispensables contre-pouvoirs et en tant qu’amortisseurs face aux chocs conjoncturels. Deux: on peut reprocher à la Belgique sa complexité institutionnelle, mais au moins cela permet de ne pas aller trop vite à la confrontation comme en France. Voyez Nicolas Sarkozy: il n’accepte même plus la logique d’un front républicain contre le FN, préférant une confrontation directe.

    Comptez-vous revoir certaines collaborations avec le Nord de la France dans le cadre de l’Eurométropole?

    Je ne m’attends pas à des situations conflictuelles à l’intérieur de l’Eurométropole où les rapports de forces sont connus, puisque tous les mandats ont été attribués. Au contraire, l’Eurométropole se situe hors champ et pourrait dès lors devenir un bastion anti-FN. Cette structure a plus que jamais du sens pour promouvoir la diversité et lutter contre le repli sur soi.

    Marine Le Pen évoque pourtant de revoir certaines collaborations.

    Sur l’Eurométropole, elle n’aura pas d’influence directe. Elle pourrait en revanche remettre en cause les collaborations entamées dans le cadre du programme européen Interreg, mais ce faisant, elle prend le risque de faire perdre beaucoup d’argent à la Région du Nord. Je rappelle que tous les jours, 27.000 Français de la région lilloise viennent travailler en Belgique, contre seulement 5.000 Belges qui font le trajet en sens inverse pour aller travailler. Je signale également que 2.550 entreprises belges ont des implantations en France. Ce genre de déclaration témoigne avant tout de l’indigence idéologique du FN.

    Pour ce qui est des accords transfrontaliers futurs, ceux-ci seront examinés à l’aune de nos valeurs fondamentales.

    C’est-à-dire?

    On peut par exemple rappeler que le Front national a voté en mars dernier au Parlement européen contre un texte portant sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Il y était notamment question de contraception. Lors des débats, le chef de délégation FN avait estimé que l’avortement était une “arme de destruction massive contre la démographie européenne” .

    Vous vous concertez avec le bourgmestre de Courtrai, Vincent Van Quickenborne, sur la stratégie à adopter face au FN?

    Nous nous concertons régulièrement. Nous avons un même socle de valeurs. Vincent Van Quickenborne est un démocrate animé d’une volonté de moderniser l’économie. Quant à la stratégie que nous allons développer en fonction des scénarios qui se présenteront, attendons d’abord de connaître le résultat du second tour en France.

    Vous ne comptez pas épouser la ligne de Louis Michel qui, après la victoire électorale de Jorg Haider, déconseillait aux Belges d’aller skier en Autriche?

    J’en appelle à la plus grande nuance. Ce n’est pas parce que le choix politique exprimé par le Nord de la France me déplaît que je n’irai plus manger à Cambrai ou que je ne me rendrai plus au festival du film d’Arras. J’aime profondément la France mais je ne transigerai pas sur certaines valeurs fondamentales.

    Les phrases clés

    ” L’Eurométropole a plus que jamais du sens pour lutter contre le repli sur soi. “

    ” Marine Le Pen pourrait remettre en cause le programme européen Interreg, mais elle fera perdre beaucoup d’argent à la région du Nord . “

    ”Tous les jours, 27.000 Lillois viennent travailleren Belgique.”

    rudy demotte ministre-présidentde la fédérationwallonie-bruxelles

    JEAN-PAUL BOMBAERTS

    Copyright © 2015 Mediafin. Tous droits réservés

  • Le Courrier de l’Escaut”, – 20 nov. 2015 : Leur première visite royale à Tournai (CE)

    Unknown-3

    Supplément “Local: Le Courrier de l’Escaut”, – 20 nov. 2015

    Page 1

    Combattre l’ignorance en favorisant l’instruction et l’économie locale, c’est le message que nos souverains ont distillé, lors de leur visite en Wapi.

    Vincent DUBOIS et Pierre-Laurent CUVELIER

    Il ne faisait pas du temps à mettre un pied dehors, ce jeudi matin. Dans une cour de l’hôtel de ville vidée de ses voitures et de son… public, le bain de foule ayant été annulé, le roi Philippe et la reine Mathilde sont arrivés sous une pluie battante.

    Pour leur première visite à Tournai depuis leur accession au trône, les souverains ont été accueillis par un parterre d’officiels, au rang desquels on retrouvait les autorités communales, provinciales…

    Le personnel communal avait quant à lui reçu la consigne de quitter les bureaux dès 12h05 avec l’autorisation de rejoindre leur travail une fois la visite royale terminée.

    Tandis que le cordon policier installé de part et d’autre de l’hôtel de ville filtrait les allées et venues, leurs majestés ont reçu des cadeaux régionaux, soit une boîte de chocolats de chez «Lorichesse» et le livre «Découvrir Tournai», édité par Wapica.

    Quant au traditionnel bouquet de fleurs, ce sont deux enfants de l’école Arthur Haulot qui l’ont remis à Mathilde; Mervan, 10 ans, élève en 5e primaire, était accompagné par une petite Irakienne de 8 ans, Rzan, qui fréquente le même établissement scolaire depuis que ses parents ont été accueillis comme réfugiés dans la Cité des cinq clochers.

    Instruction et économie

    Sans traîner en chemin, le couple royal a rapidement rejoint le salon de la reine pour un huis clos d’une demi-heure.

    Lequel débutait par un discours du bourgmestre Rudy Demotte qui a, bien entendu, évoqué les «actes lâches et inhumains» posés par les terroristes de Paris.

    Insistant sur le fait que la meilleure manière de «combattre ces barbares» consiste à lutter contre l’ignorance et l’injustice sociale. Cela, en renforçant l’instruction, mais aussi en favorisant davantage le développement d’activités et d’initiatives locales.

    L’enseignement et l’économie, ce sont précisément deux éléments essentiels à la construction d’un « mieux vivre ensemble » que nos souverains entendaient encourager à travers les visites effectuées ce jeudi, en Wallonie picarde.

    Le couple royal a repris le chemin du départ après s’être arrêté un certain temps au pied de la tapisserie monumentale suspendue au-dessus de la rampe d’escaliers de l’hôtel de ville. Une fresque intitulée «le Doudou de Mons» où l’on voit saint Georges terrasser le dragon représentant le mal.

    Tout un symbole.

Page 1 sur 41234