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    Carton rouge de la Fédération Wallonie-Bruxelles au projet de réforme de la pension pour inaptitude physique dans le secteur public

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a émis mercredi un avis largement défavorable au projet du gouvernement fédéral de supprimer la pension pour inaptitude physique dans le secteur public.

    L’exécutif affirme qu’« en l’état actuel du projet et de ses conséquences tant budgétaires qu’en matière des droits collectifs et individuels des enseignants et des agents de ses services, la Fédération Wallonie-Bruxelles ne peut contribuer au régime INAMI tel qu’envisagé » .

    Pour rappel, la réforme vise l’ensemble des agents statutaires, en ce compris le personnel enseignant nommé. Elle prévoit la suppression pure et simple de la pension pour inaptitude physique qui serait remplacée par une couverture des organismes assureurs en maladie/invalidité des travailleurs en incapacité de travail depuis plus d’un an.

    « Le gouvernement émet plusieurs réserves sur ce projet, notamment d’un point de vue budgétaire », explique le Ministre-Président Rudy Demotte. « La réforme envisage en effet le financement du nouveau système d’indemnisation par les entités fédérées, et bien sûr sans la moindre compensation. Il n’est pas question pour nous d’accepter une nouvelle opération de transfert de charge du fédéral ».

    Le nouveau Fonds Inami, qui serait créé et alimenté par un prélèvement progressif de cotisation évalué à terme entre 3,65% et 3,95%, représenterait un coût de près de 200 millions d’euros par an pour la FWB compte tenu de la masse salariale des enseignants et des fonctionnaires nommés au sein des services du Gouvernement. « Un montant impossible à financer à dotation égale », relève M. Demotte.

    Soulignant une nouvelle atteinte au régime du secteur public et la précarisation inévitable de nombreux travailleurs en incapacité ou en maladie, la Fédération Wallonie-Bruxelles critique le mécanisme défendu par le Fédéral.

    « Le Fédéral prétend vouloir faire de la réintégration des travailleurs sa priorité mais il met en place un système qui ne prend pas du tout en compte les spécificités propres aux métiers de l’enseignement. A défaut de remplir les critères définis dans la méthodologie avancée, les travailleurs ne passant par le filtre d’entrée dans le système d’assurance resteraient entièrement à charge de leur employeur. C’est totalement inadmissible », prévient le Ministre-Président. « En voulant réintégrer de force des travailleurs, souvent en fin de carrière et épuisés par la pénibilité de leur métier, sur base d’une évaluation de leurs ‘capacités restantes’, la réforme se révèle cynique et méprisante pour la santé de ces personnes. »

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles rappelle également qu’il ne portera atteinte, en aucune manière, au statut de ses agents et enseignants alors que la mise en œuvre de la réforme supposerait une telle modification.

    Le Ministre-Président informera le Comité de Concertation du 7 février prochain de la teneur de l’avis négatif de son gouvernement.



     

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    Plus de 7,5 millions d’euros de la Loterie nationale octroyés à 210 associations bénéficiaires

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi le projet d’arrêté établissant les listes des associations bénéficiaires des montants affectés à charge de la première tranche du budget 2017 de la Loterie nationale.

    Cette première tranche de 7.565.514,02 euros est mise à la disposition de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour les rubriques ONE, ADEPS, FNRS, Aide à la jeunesse, Jeunesse, Enseignement spécial, Culture, Films, Prestige national, Activités diverses et projets ponctuels.

    Au total, 210 associations bénéficiaires se partageront le montant octroyé.



     

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    Vœux à la Wallonie picarde (Tournai, le 7 janvier 2018)

    Mesdames, Messieurs,

    Chères amies, chers amis,

    Bonne année à toutes et à tous !

    Que 2018 apporte du bonheur à vous et à vos proches.

    Que vos vœux se réalisent : la réussite scolaire, une rencontre amoureuse, un emploi épanouissant, une maison, un bébé, la guérison ou tout ce qui, de façon plus légère, embellit l’existence et nous rend heureux.

    Vous le savez, avec Marie, j’accorde beaucoup d’importance à ce moment de retrouvailles où nous prenons de nos nouvelles, où nous évoquons nos projets et où nous parlons de nos craintes et de nos espoirs. Souvent, ensuite, je repense à ces échanges, toujours très motivants humainement et qui m’inspirent dans ma vie et mon action.

    C’est essentiel car c’est dans le dialogue, l’empathie et l’ouverture que l’on construit le bien-être collectif.

    Pour moi, cette rencontre est aussi une invitation à dépasser le pessimisme ambiant qui nourrit le désenchantement de nos sociétés.

    Ses motifs sont nombreux, ne faisons pas mine de les ignorer.

    On peut se demander où s’arrêtera la folle surenchère entre Donald Trump et le président nord-coréen.

    Comme l’on peut se demander où nous conduira la dérive de notre continent qui voit aujourd’hui l’Autriche et la Hongrie se réunir sur la même tentation nationaliste et d’extrême droite.

    Plus que jamais, sans doute, sur les réseaux sociaux qui ont remplacé le zinc du café du commerce, nous sommes fondés à nous demander où va le monde et où nous conduisons notre planète ?

    Ces questions sont légitimes, elles sont même fondamentales, dès lors qu’elles amènent à agir.

    Et agir, c’est refuser le pessimisme intégral de l’émotionnel pour considérer les faits.

    C’est d’ailleurs ce que préconise le récent manifeste de Michel Serres, ce philosophe français de réputation mondiale et que nous connaissons bien à Tournai, puisqu’il est le parrain du festival des Inattendues.

    Du haut de ses 88 ans ‑ fort d’une certaine expérience de la vie donc ‑ Michel Serres nous dit que non, ce n’était pas mieux avant !

    Avant, c’était Franco, Mussolini et Hitler avec leur idéologie de haine qui a conduit aux pires des barbaries.

    Avant, c’était les dérives de Staline ou Mao, dont le bilan humain fut catastrophique.

    Avant, c’était l’absence de droit du travail et de sécurité sociale. La maladie, l’accident, la perte d’emploi ou la vieillesse, c’était, pour le plus grand nombre, la certitude de la misère.

    Avant, c’était, pour les usines, le droit de polluer en toute liberté… et en toute irresponsabilité.

    Avant, c’était le règne de l’antisémitisme et du racisme ordinaires ; c’était le temps de l’homophobie de bon aloi ; c’était le temps du sexisme quotidien. Avant, c’était la haine ou le mépris affiché de la différence et le déclassement légal de la femme.

    Mes amis, est-ce cela le bon vieux temps ?

    Regrettons-nous vraiment tout cela ?

    Eh bien si, comme moi, vous n’avez pas la nostalgie de ce passé ; alors, comme moi, vous avez de l’ambition pour l’avenir.

    Voilà pourquoi, en ce début d’année, je vous invite à refuser le pessimisme général pour entreprendre de ré-enchanter le collectif.

    Un ré-enchantement qui peut et qui doit partir de nos démocraties sociales dont la valeur reste inestimable.

    Cela implique d’être lucide car cette heureuse évolution que j’évoquais n’est pas constante ou linéaire.

    Disons-le, le progrès s’est interrompu !

    Oh, pas le progrès technique, il n’a même jamais été aussi rapide.

    Mais le progrès global, collectif et social… celui qui fait que la société se civilise puis s’humanise toujours plus.

    Ce progrès, convenons-en, il marque le pas depuis la rupture néolibérale des années 1980.

    Nous avons encore su l’imposer sur le plan éthique et des choix de vie mais il a subi de cinglantes défaites sur le plan socio-économique, avec l’explosion des inégalités à laquelle notre pays a résisté plus longtemps que bien d’autres.

    Eh bien, chers amis, ce recul du bien-être collectif au profit d’une petite minorité, il provient d’une rupture de l’équilibre ! Et c’est de cette perte d’équilibre que nous souffrons aujourd’hui.

    Certains, terriblement, en vivant le drame de la pauvreté.

    D’autres, plus indirectement, en évoluant à la lisière de la précarité ou dans l’appréhension d’y plonger au moindre accident de la vie.

    D’autres encore, en désespérant de trouver un emploi ou en subissant le stress quotidien d’un travail dans lequel on demande toujours plus et plus vite.

    Voilà pourquoi, s’il faut éviter la facilité du pessimisme intégral, il faut dénoncer la violence de la société actuelle.

    La violence physique, bien sûr, dont les plus faibles sont les premières victimes.

    Mais aussi la violence verbale, celle des propos et celle des positions de plus en plus tranchées, de plus en plus agressives et de plus en plus dures, exprimant un simplisme qui parfois va jusqu’à nier les faits.

    Sans oublier la violence intellectuelle que véhicule la culture du courant dominant venu d’Outre-Atlantique ; culture qui, sous un aspect inoffensif, ancre dans les esprits la suprématie d’un modèle qui glorifie le riche et le puissant mais accable ceux qui n’ont rien, en les rendant responsables de leur misère.

    C’est ce modèle justifiant toutes les injustices que défendent les néo‑conservateurs, en brandissant la vieille idée selon laquelle il n’y a pas d’alternative.

    Or pourtant, il y a une alternative !

    Il y a une alternative à la société inégalitaire et violente.

    C’est la société juste et bienveillante !

    La société juste et bienveillante que l’Europe a fait progresser comme jamais durant les trois décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale.

    Et donc, il existe un chemin – et c’est même un boulevard ! – entre les discours conservateur et révolutionnaire radicaux.

    Ce chemin, c’est la voie de l’équilibre restauré !…

    Qui passe entre la résignation à l’ordre établi, qui nous a conduits dans l’impasse, et l’utopie d’un idéal dogmatique, que l’on n’atteint jamais.

    Pour moi, c’est la voie de la social-démocratie que peuvent emprunter tous ceux qui aspirent au progrès. Les progressistes au sens nécessairement large du terme !

    Celles et ceux qui savent que le développement durable d’une société passe par la création de richesses et par leur juste redistribution.

    C’est-à-dire par la création raisonnée de richesses, dans la conscience des limites qu’impose notre planète. Et, en cela, je me réjouis de voir le concept d’éco‑socialisme ‑ que vous m’avez entendu défendre depuis tant d’années ‑ désormais placé au cœur même de la doctrine du Parti socialiste.

    Et chez nous, en Wallonie picarde, cette préoccupation éco‑sociale, ce n’est pas un concept, ce n’est pas une idée en l’air ! Ce sont déjà des actions concrètes, enracinées sur le terrain.

    C’est 350 000 arbres plantés en Wapi.

    Ce sont des investissements importants dans l’éolien, le photovoltaïque et le CNG, qui nous font regarder notre avenir énergétique avec les yeux d’Elsa.

    Et même les initiatives prises par les citoyens pour que la ville soit plus propre.

    Et c’est toute notre stratégie de développement du territoire réfléchie et intégrée, qui porte déjà ses fruits.

    J’en veux pour preuve la récente étude de l’UCL et de l’Université d’Anvers qui analyse les mouvements de population en Belgique et qui souligne l’exceptionnelle cohésion territoriale de notre Wallonie picarde. Aucun autre arrondissement wallon n’affirme une telle cohérence !

    Ce n’est pas un héritage historique ! Nous étions le Hainaut occidental… Un triple arrondissement qui n’existait que par défaut du reste. Eh bien, par l’action politique, par l’implication des forces vives, des pouvoirs publics, des entreprises, des associations et des citoyens, nous avons conçu un projet de territoire et nous avons fondé une identité qui ont fait de nous une entité unifiée, moteur de développement.

    C’est cela la recherche d’un consensus équilibré qui débouche directement sur l’action et le progrès.

    La voie des progressistes, c’est aussi la juste redistribution des richesses, celle que la dérégulation dogmatique ne recherche pas où dans laquelle elle échoue, comme l’a démontré la fausseté de la théorie du ruissellement.

    Les ultralibéraux disent : enrichissons toujours plus les riches, les autres en tireront quelque chose par ruissellement de la fortune.

    On peut trouver cela immoral mais c’est surtout totalement faux ! Au-delà d’un certain montant, le riche ne consomme plus ! il n’investit plus ! il épargne et il spécule à son seul profit.

    Alors qu’à l’inverse ‑ comme nous le faisions et comme nous le préconisons plus que jamais ‑ lorsqu’on augmente le pouvoir d’achat des plus faibles et de la classe moyenne, c’est un réinvestissement direct que l’on fait dans l’économie.

    Voilà quel est mon idéal… qui n’a pas besoin de se cacher derrière une idéologie.

    Un idéal d’ambition et de mesure ; de volontarisme et de réalisme ; un idéal de justice qui passe par un impératif de vérité.

    Cela implique de résister toujours à la tentation de la démagogie.

    Cela implique de refuser la facilité du simplisme et de l’émotionnel. La voie qu’empruntent justement les partis des deux extrêmes.

    Comme le déclarait hier encore dans la presse Vincent de Coorebyter :

    Le PTB a compris l’un des ressorts du populisme : insister sur quelques dossiers très sensibles au sein de l’électorat qu’il vise (chômage, salaires, etc.) et se taire sur ceux qui risqueraient de lui aliéner une partie de cet électorat.

    Le PTB est muet sur la question migratoire, le voile ou l’islamisme. Il sait qu’il n’a rien à y gagner. La N-VA a la même tactique sur d’autres sujets.

    Et attention aussi au miroir aux alouettes des mots, lorsqu’on vous promet des réductions d’impôts mais qu’on vous reprend deux fois d’une main ce qu’on vous a donné de l’autre.

    La voie des progressistes implique aussi de dépasser la stérilité du centrisme qui nie la diversité des intérêts.

    Parce que c’est nier l’évidence ! – la société actuelle est scandaleusement inégalitaire ‑ et c’est nier la dureté de ses conséquences pour la majorité de la population.

    Face à cela, les progressistes rejettent la diversion du bouc émissaire cultivée par la droite extrême, avec trop de complaisance de la part de ses alliés.

    De même, nous nous écartons du refus de tout compromis cultivé par la gauche ultra, qui conduit à renoncer au bien dans l’espoir illusoire du mieux.

    Ces deux voies sont sans issues. Elles ne mènent à rien, sauf peut-être au pire.

    Et donc, avec beaucoup d’autres qui partagent mes valeurs de progrès et d’égalité, j’entends avancer dans la voie de l’équilibre et de la réforme.

    La réforme dont la grande ambition se nourrit de modération, de réalisme et de négociation – je l’assume avec fierté ! ‑ pour engendrer des résultats concrets au bénéfice de tous.

    Ce qui nous ramène à cet objectif de bonheur individuel dans une dynamique de bien-être collectif que j’évoquais en ouverture.

    Oui, mes amis, nous pouvons rendre notre société bienveillante et heureuse. C’est une question de choix politique et de volonté citoyenne.

    Ce sera mon combat ! et je sais que nous serons nombreux à le mener ensemble.

    À Tournai ‑ à l’unisson avec Paul-Olivier, Ludivine, Philippe, Laetitia, Vincent, Tarik, Rita et tous nos conseillers ‑ comme partout ailleurs, sur tous les fronts où nous pouvons faire progresser la société.

    Merci pour votre amitié et bonne année à tous !



     

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    Après trente ans d’attente, les accueillants-es d’enfants conventionnées pourront bénéficier d’un statut d’employé salarié

    Sur proposition de la Ministre de l’Enfance Alda Greoli, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce mercredi les modalités pratiques de l’octroi du statut d’accueillant à celles et ceux qui rejoindront la phase pilote en 2018. Des séances d’information débuteront dès janvier. Cette mise en œuvre est concrétisée par un avenant au contrat de gestion de l’ONE.

    « Le statut des accueillants et accueillantes n’avait pas évolué depuis 2003, tandis que l’octroi d’un vrai statut de salarié est une revendication du secteur depuis plus de 30 ans. Avec le Gouvernement, l’ONE et les organisations représentatives présentes au sein de la Plateforme des accueillants-es, je suis très heureuse de pouvoir enfin sortir de l’incertitude celles et ceux qui embrassent une profession essentielle à l’équilibre de notre société. Grâce à la nature même de ce qui sera un véritable contrat de travail, ils et elles pourront désormais, par exemple, prétendre à des congés payés et compter sur un revenu stable. Cette stabilité accrue va renforcer l’attractivité d’une profession exigeante et  qui répond concrètement aux besoins et aux souhaits des parents », réagit Alda Greoli.

    L’absence de véritable statut de travailleur salarié a en effet entraîné un manque d’attractivité pour ce métier. Or ce type d’accueil est essentiel dans certaines zones géographique où il y a moins de densité de population. Il répond aussi au souhait pédagogique de certains parents. Accueillir quatre enfants dans une maison, c’est en effet un projet pédagogique complémentaire à ceux que l’on trouve en crèche.

    Cette approbation était le dernier acte nécessaire du Gouvernement avant le lancement d’un premier appel à candidatures pour le projet pilote. 400 accueillants-es conventionnés-es pourront  passer sous le statut de salarié, dès 2018.
    Au niveau salarial, les accueillants-es conventionné-es qui entreront dans le test seront payé-es comme les puéricultrices qui travaillent en crèche. Leur revenu sera désormais fixe, même si les enfants sont absents.

    En outre, ils et elles bénéficieront également d’un forfait pour couvrir les frais liés au travail à domicile.

    Outre ce volet lié à la rémunération, plusieurs améliorations concrètes touchent au statut, dès l’entame de la phase pilote, par exemple :  

    • Ils et elles bénéficieront des jours de congés légaux, des extra-légaux liés à leur secteur ainsi que d’un maximum de 5 jours compensatoires.
    • Droit à des congés payés et à un pécule de vacances
    • Droit au chômage en cas de licenciement, dans les mêmes conditions que tout travailleur.

    Dès demain, un courrier partira de l’ONE vers l’ensemble des accueillants-es conventionnés-es de la Communauté française. Celui-ci les invitera à se rendre à la séance d’information qui se déroulera dans leur province (planning infra). Ces rencontres auront lieu le samedi, pour permettre à tous d’y assister.

    Dès le mois de janvier, les services des accueillants conventionnés recevront les informations quant à l’appel à candidatures et pourront aider les postulants à remplir leur dossier de candidature.

    Séances d’information :

    • 13/01 : Charleroi
    • 20/01 : Bruxelles et Namur
    • 27/01 : Libramont
    • 03/02 : Tournai et Mons
    • 17/02 : Liège et Verviers

    La Ministre Alda Greoli se réjouit de cette avancée attendue depuis plus de 30 ans par le secteur. Le statut marque la fin d’une situation précaire dans laquelle étaient plongées beaucoup d’accueillants-es, principalement des femmes.


    Les mesures de revalorisation du secteur prises précédemment par le Gouvernement, pour ceux et celles qui sont en statuts sui generis, sont maintenues : l’augmentation de 10% du forfait journalier ainsi que le renforcement des services, en abaissant le seuil à partir duquel l’aide d’un-e assistant-e social-e est activée. 

    Le statut est la concrétisation de la reconnaissance d’un métier essentiel.

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    Infrastructures scolaires – Actions et engagements du Gouvernement

    Dans le cadre d’une stratégie globale, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de consacrer 225 millions d’euros aux infrastructures scolaires du réseau officiel de Wallonie-Bruxelles Enseignement.

    Le projet conduit par le Gouvernement vise six enjeux clés. Il s’agit d’abord (1) d’apporter des solutions concrètes aux problèmes d’infrastructures rencontrés par les établissements du réseau et (2) d’optimiser leur gestion. Il s’agit ensuite (3) de répondre aux besoins des zones en tension démographique en créant de nouvelles places. En outre, (4) l’intention est de faire naître des synergies entre les différents pouvoirs publics et (5) de rendre possible des partenariats potentiellement durables entre tous les acteurs concernés. Enfin, (6) le Gouvernement souhaite améliorer l’attractivité des établissements du réseau de la FW-B.

    Dans le cadre de cette stratégie globale, une task-force a été mise en œuvre pour favoriser la cohérence et la transversalité dans la gestion des infrastructures scolaires en FWB. L’ambition est également de faciliter la coordination entre les intervenants impliqués et d’identifier les actions et financements les plus urgents. Cette task-force a pour fonction d’arbitrer et de prioriser les actions parmi les différents projets soumis, mais aussi d’optimiser la gestion de l’enveloppe budgétaire. Partant, ladite task-force a permis (1) une meilleure analyse des besoins, (2) une plus grande efficacité des interventions et (3) un financement équilibré de 19 projets sur l’ensemble du réseau de la FW-B.

    Six grands projets, envisagés lors de la précédente législature, ont ainsi été relancés. Situés à Watermael-Boitsfort, Anderlecht, Ganshoren, Molenbeek-Saint-Jean et Forest, les projets concernés ont fait l’objet d’une analyse minutieuse de leurs besoins et d’une actualisation du coût des travaux. Soulignons qu’à Anderlecht, dans le quartier Scheut, le projet vise la construction d’une école secondaire et d’un nouveau centre ADEPS. Ces infrastructures scolaires bénéficieront à la fois à l’école, au public sportif de l’ADEPS et aux clubs sportifs locaux. 

    La task-force a, par ailleurs, retenu 13 projets en tenant compte des besoins en termes de places, au regard de l’évolution démographique, et du degré de maturité des dossiers soumis. Ces projets sont situés à : Ixelles, Nivelles, Wavre, Mons, Anvaing, Comines, Angleur, Montegnée, Seraing, Anseremme, Namur et Arlon.

    Parmi les objectifs visés, retenons :

    1. Maintenir les capacités d’accueil de manière pérenne au sein des établissements
    2. Répondre aux problèmes de sécurité et de salubrité
    3. Agir prioritairement en vue du bien-être des occupants
    4. Optimiser l’usage des infrastructures
    5. Prendre en considération l’aspect énergétique

    Cette sélection a été menée dans une optique de gestion immobilière cohérente et durable. 

    Le Gouvernement a souhaité, par ailleurs, mettre l’accent sur l’attractivité des établissements du réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’intention est ici de renforcer le taux d’occupation des écoles qui, au sein de zones reconnues comme en tension démographique, sont peu demandées et donc incomplètes de manière chronique. Pour ce faire, le Gouvernement a souhaité favoriser la construction d’une identité des établissements, ceci via l’aménagement des abords, la sécurisation de l’environnement, l’amélioration de l’accessibilité, l’incitation à mettre en œuvre des contrats de quartier et des partenariats, etc. Dans ce cadre : 23 établissements ont été retenus (7 en Région bruxelloise et 16 en Région wallonne). Une enveloppe exceptionnelle de 7 millions d’euros a été dégagée.

    Enfin, pour concrétiser ce plan, le Gouvernement a choisi, d’ici 2020, d’effectuer des recrutements dans plusieurs corps de métier : architectes, ingénieurs, chefs de chantier, conseillers en prévention, contrôleurs de travaux… 

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    Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales : Evaluation et perspectives en Fédération Wallonie-Bruxelles

    Sur proposition de la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, le Gouvernement vient de marquer son accord sur l’évaluation 2016-2017 du Plan intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intra-familiales.

    Sur les 190 mesures du Plan instauré par les différentes entités fédérées en 2015, 132 sont actuellement réalisées ou en cours de réalisation en Fédération Wallonie-Bruxelles, ce qui représente environ 75% des engagements pris.

    Parmi les actions menées pendant l’année échue, on répertorie notamment la création d’une ligne téléphonique gratuite à destination des victimes de violences sexuelles (0800/98 100), la réalisation d’animations d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) dans le secteur de la jeunesse par une partie des 65 opérateurs labellisés à cette fin, ou encore la création d’un article budgétaire spécifique à lutte aux violences faites aux femmes.

    En ce qui concerne les perspectives de l’année 2018, trois principaux projets sont d’ores et déjà programmés :

    Un décret relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes. Ce projet de décret devrait venir pérenniser le soutien financier apporté aux associations de terrain actives dans ces matières. À cet égard, la Ministre Simonis déposera un texte sur la table du Gouvernement dans le courant du premier semestre.

    Le renforcement de la formation des professionnels

    Afin de former les intervenants de première ligne, professionnels ou futurs professionnels dans les filières paramédicales, sciences humaines et sociales, par exemple, à mieux identifier et à orienter les victimes de violences de manière adéquate, 4 modules de cours spécifiques liés aux violences seront instaurés, dès janvier prochain, dans 6 « écoles pilotes » de l’Enseignement de promotion sociale. Ces modules de cours aborderont notamment, les violences conjugales, le harcèlement de rue, le sexisme ainsi que les mutilations génitales.

     Une campagne de sensibilisation relative à la prostitution étudiante

    Bien avant les récentes publicités pour le sugardating, la Fédération Wallonie-Bruxelles souhaitait aborder la problématique de la prostitution étudiante. A cet effet, un colloque et une campagne de sensibilisation relative à la prostitution étudiante se dérouleront en février prochain, sous l’impulsion des Ministres Marcourt et Simonis.

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    Réforme de la carrière des agents des Services du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et des OIP qui en dépendent

    Sur proposition du Ministre André Flahaut, les grandes orientations d’une réforme d’envergure sur la carrière des agents des Services du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et des OIP qui en dépendent ont été adoptées lors de la séance du 20 décembre 2017 par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Dès lors, des propositions ont été formulées afin d’attirer de nouveaux talents, mais aussi de permettre à ceux-ci, une fois dans l’institution, d’évoluer au sein de la Fonction publique. En tout état de cause, l’intention est aussi de renforcer, de manière significative, l’implication des agents au regard de l’intérêt général.

    Concrètement, on note, entre autres, l’adoption d’une carrière d’expert qui viendra s’inscrire en parallèle de la carrière d’encadrement, ainsi que la mise en place d’une carrière pécuniaire revalorisée et commune aux agents statutaires et contractuels.

    Par ailleurs, des perspectives de carrière seront désormais offertes aux agents contractuels, tant sur le plan pécuniaire que via de nouvelles possibilités de statutarisation. 

    L’accent de la réforme a également été mis sur l’évaluation des agents afin de développer plus encore la culture de l’évaluation et les outils y afférant au sein de l’institution, et ce, dans un souci de responsabilisation et de développement constant du personnel d’encadrement et des agents.

    En outre, des mesures ont été adoptées en matière d’aménagement de la fin de carrière dans le but d’améliorer la qualité de vie des travailleurs âgés dans un contexte d’allongement de la durée des carrières.

    Parmi ces mesures, on relève une meilleure transmission des connaissances au sein de l’institution, ainsi qu’une expérience pilote permettant aux travailleurs âgés faiblement qualifiés du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’accéder, sur base volontaire, à un aménagement de leur temps de travail. De ce fait, cette mesure, accompagnée d’embauches compensatoires, visera à participer à une diminution de l’absentéisme.

    Dès lors, l’ensemble des mesures de cette réforme permettra de répondre à l’objectif global d’amélioration de la motivation et du bien-être des agents au travail et, par conséquent, de répondre à l’objectif corrélé d’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens. En effet, force est de constater qu’aujourd’hui, les perspectives de carrière trop réduites et l’allongement de la durée de celle-ci impactent durement la motivation des personnels au sein de l’administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Le Ministre André Flahaut se réjouit de la prochaine mise en œuvre d’une politique de carrière plus dynamique, plus innovante et plus attractive pour les fonctionnaires permettant ainsi de favoriser l’investissement de ces derniers dans les missions de l’institution et de permettre à cette dernière de faire face aux défis qui, sans arrêt, se présentent à elle. 

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    Optimalisation des conditions de subventionnement de l’emploi dans les secteurs socioculturels

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté mercredi, en deuxième et dernière  lecture, le projet de décret déterminant les modifications apportés aux conditions de subventionnement de l’emploi dans les secteurs socioculturels.

    Le texte, qui amende le décret du 24 octobre 2008, organise de manière transversale l’octroi des subventions à l’emploi pour les secteurs des centres culturels, de la lecture publique, de l’éducation permanente, des organisations de jeunesse, des centres de jeunes, du Point Culture, des ateliers de production, des télévisions locales et des fédérations socio-sportives.

    « En adoptant cette modification décrétale, le Gouvernement vise à une harmonisation des pratiques administratives, à un assouplissement du dispositif de justification des subventions et à une réduction significative des sommes trop-perçues qui sont à rembourser par les opérateurs lorsque le taux d’occupation de l’emploi permanent n’atteint pas les 100% », commente le Ministre-Président Rudy Demotte.

    L’ensemble des partenaires sociaux et des différentes instances d’avis compétentes en la matière ont été consultés lors de l’élaboration de ce projet.

    La mise en œuvre du décret fera l’objet d’une évaluation triennale, la première étant attendue au plus tard pour le 31 décembre 2020. 

    Parallèlement, le Gouvernement a adopté, en première lecture, l’avant-projet d’arrêté d’exécution du décret, qui prévoit notamment une procédure de recours. 

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    Un « accompagnement personnalisé » pour chaque étudiant et étudiante de l’Enseignement de promotion sociale.

    Sur proposition de la Ministre de l’Enseignement de promotion sociale, Isabelle Simonis, le gouvernement vient de donner son feu vert en première lecture pour mettre en place le dispositif de « plan d’accompagnement personnalisé » des étudiants et étudiantes de l’Enseignement de promotion sociale.

    Ce dispositif permettra d’encadrer le soutien pédagogique individualisé que chaque pouvoir organisateur doit mettre en place au bénéfice de l’étudiant, dès son inscription et ce, jusqu’à l’obtention du diplôme. A cet égard, une « personne de référence » doit être désignée au sein de chaque établissement.

    Pour réaliser cette mesure qui vise à promouvoir l’aide à la réussite de tout un chacun en suivant une pédagogie adaptée à un public qui reprend des études, un budget de 2.356.744 euros a été provisionné sur l’exercice 2018

    Cette nouvelle action d’aide à la réussite sera complétée, dès janvier prochain, par un dispositif valorisant davantage les expériences antérieures des apprenants. A partir du 1er janvier 2018, les établissements de l’EPS seront, en effet, dotés d’un processus simplifié de valorisation des acquis de l’expérience (VAE). Ce dernier leur permettra de reconnaître davantage l’expérience et les savoir-faire antérieurs, les acquis formels et non-formels des étudiants lors de l’établissement de leur programme de cours. Grâce à ce programme « sur mesure », un nombre plus important de dispenses pourra être octroyé et valorisé. 

    « Ces deux actions renforcent la souplesse de l’Enseignement de promotion sociale et le développement de formules d’apprentissage liées aux parcours de vie et besoins des étudiants pour favoriser leur réussite » se réjouit la Ministre Simonis.

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    Reconnaissance des organisations représentatives des étudiants en Fédération Wallonie-Bruxelles

    Sur base du décret du 21 septembre 2012 relatif à la participation et à la représentation étudiante dans l’enseignement supérieur, le Vice-Président du Gouvernement et Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Macourt, propose au Gouvernement de ce mercredi 20 décembre 2017 de reconnaître la FEF et l’UNECOF comme organisations représentatives des étudiants en Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Suite à la prolongation de leur reconnaissance par le Gouvernement en juillet 2017 jusque fin de cette année, la FEF et l’UNECOF ont introduit une demande de reconnaissance pour la période 2018-2020, conformément aux dispositions prévues.

    L’administration a analysé ces demandes à la lumière des critères du décret et a remis un avis favorable au Ministre.

    Pour rappel, la mission des organisations représentatives se résume comme suit : 

    • Représenter les étudiants de l’établissement d’enseignement supérieur de défendre et promouvoir les intérêts des étudiants notamment sur toutes les questions relatives à l’enseignement, à la pédagogie et à la gestion de l’établissement d’enseignement supérieur ;
    • Susciter la participation active des étudiants de l’établissement d’enseignement supérieur en vue de leur permettre de jouer pleinement leur rôle de citoyen actif, responsable et critique au sein de la société et de leur établissement d’enseignement supérieur ;
    • Assurer la circulation de l’information entre les autorités de l’établissement d’enseignement supérieur et les étudiants ;
    • Participer à la formation des représentants des étudiants afin d’assurer la continuité de la représentation ;
    • Désigner leurs représentants au sein des organes de l’établissement d’enseignement supérieur ;
    • Informer les étudiants sur leurs droits, sur la vie de l’établissement d’enseignement supérieur et sur les possibilités pédagogiques qui leur sont offertes ;

    Le Ministre MARCOURT tient à souligner l’importance primordiale de la représentation et de la défense des intérêts des étudiants au niveau des différentes instances et organismes de l’enseignement supérieur. Et d’ajouter : « Des domaines prioritaires tels que les aspects pédagogiques, l’accessibilité ou, plus largement, la défense des intérêts des étudiants à chaque niveau de décision, doivent être systématiquement pris en compte dans les politiques menées par les établissements et gouvernements du pays. J’ai toujours plaidé pour une représentation pluraliste forte afin que tout un chacun se sente entendu et soit défendu. »  


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