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    La Fédération Wallonie-Bruxelles se prépare au Brexit mais attend des progrès plus concrets avant le passage à la deuxième phase de négociations !

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a précisé mercredi sa position dans le cadre des discussions intra-belges sur les négociations devant mener à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    « Malgré l’efficacité et le sérieux du travail mené par le négociateur européen Michel Barnier, nous ne pouvons malheureusement que constater le peu d’avancées concrètes obtenues jusqu’à présent dans les négociations avec le Royaume-Uni », regrette le ministre-président Rudy Demotte. « Néanmoins, nous nous devons de poursuivre en interne la préparation de cette sortie du Royaume-Uni. Nous ferons donc un suivi régulier des préparatifs de la Fédération en nous appuyant sur les 29 recommandations formulées par le ‘Groupe de travail Brexit’ et en vérifiant, avec la plus grande attention, l’état d’avancement du suivi apporté à celles-ci. Il en va de la stabilité de nos futures relations avec nos partenaires britanniques sur des points qui touchent au plus près les citoyens. »

    Cette préparation, anticipée par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et concrétisée dans le rapport du « Groupe de travail Brexit », s’inscrit dans un contexte plus large de critiques européennes vis-à-vis de la lenteur des négociations avec le Royaume-Uni sur les trois chapitres identifiés pour la première étape de négociations (droits des citoyens ; frontières avec l’Irlande et l’Irlande du Nord ; règlement des engagements financiers du Royaume-Uni).

    Répondant à l’appel du Conseil européen d’octobre d’engager des discussions préparatoires internes relatives au cadre des relations futures avec les Britanniques, le gouvernement de la FWB a arrêté plusieurs orientations prioritaires dont les principales visent :

    • Au maintien du Royaume-Uni dans l’Espace Européen de la Recherche, dans le programme Erasmus+ et à la garantie de l’accès des étudiants de l’UE, tout niveau confondu, au territoire et au droit de séjour au Royaume-Uni dans les conditions actuelles.
    • A envisager un futur accord de libre-échange qui préservera l’intégrité du marché intérieur et la capacité de l’UE d’établir ses propres normes et standards et leur application effective. Tout écart par rapport à ces principes ferait le nid d’une concurrence déloyale entrainant des délocalisations massives vers le Royaume-Uni.
    • A exiger que l’UE garde sa capacité à déterminer seule ses objectifs politiques et ses règles de fonctionnement quels que soient les domaines politiques. Toute coopération réglementaire devra rester volontaire et sous le contrôle des Etats membres.

    En adoptant ces orientations, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se positionne clairement dans les discussions intra-belges qui se pencheront sur ces questions dans les prochaines semaines.

    « Mais les trois points sur lesquels la FWB attend des progrès suffisants pour passer à la seconde étape sont loin d’être clôturés. Il est donc indispensable que des avancées substantielles soient acquises dans les trois dossiers de la phase 1 (droit des citoyens, frontière irlandaise et règlement financier) avant d’envisager le cadre des relations futures », prévient le ministre-président.

    En périphérie du Brexit, et des conséquences inévitables qu’il aura sur le projet européen, le gouvernement de la FWB entend peser de tout son poids dans le débat sur l’avenir de l’Europe.

    Afin de répondre aux attentes légitimement pressantes des citoyens pour une Europe à nouveau en phase avec leurs préoccupations, la FWB appelle les chefs d’Etat, et en particulier le Premier ministre Charles Michel, à intégrer plusieurs priorités à l’agenda du « Programme des dirigeants » qui occupera le Conseil européen jusqu’en juin 2019, dont notamment :

    • Le renforcement du principe de coopération renforcée
    • L’adaptation des systèmes de formation et d’éducation à l’ère numérique
    • Un soutien européen renforcé aux réformes éducatives mises en place au sein des Etats membres, là où une application sans nuance du Pacte de stabilité pourrait réduire à néant les efforts consentis par les Etats et serait contreproductive pour le Pacte pour un enseignement d’excellence de la FWB.

    Le temps est venu de défendre une Europe plus démocratique, plus solidaire et plus juste.



     

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    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles libère une subvention afin d’assurer la formation des professeurs du cours de philosophie et citoyenneté

    Depuis septembre, huit hautes écoles et six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles organisent un certificat en didactique de la philosophie et de la citoyenneté.

    Pour rappel, ce certificat est une composante indispensable du titre permettant d’enseigner le nouveau cours de philosophie et citoyenneté instauré dans les écoles primaires en 2016 et dans l’enseignement secondaire en septembre dernier. Il a pour objet de donner aux enseignants de philosophie et citoyenneté les compétences leur permettant de mettre en œuvre les nouveaux référentiels spécifiquement créés pour ce cours.

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a libéré ce mercredi 15 novembre 2017 un montant de 350.000 euros pour financer le certificat durant le premier quadrimestre de l’année académique 2017-2018. Un montant de 700.000 euros sera réservé ces prochaines années afin d’assurer au minimum l’organisation du certificat jusqu’en 2021.

    Le certificat s’adresse aux enseignants de religion et morale qui ont choisi de se réorienter vers l’enseignement de la philosophie et de la citoyenneté, aux enseignants engagés depuis 2016 pour enseigner ce cours ainsi qu’aux enseignants diplômés en juin 2017.

    Le cursus proposé dans les différents établissements de la Fédération se veut être dynamique et flexible et permet ainsi aux professeurs d’associer la formation à un parcours professionnel.



     

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    Des subventions accordées à huit établissements scolaires

    Sur proposition de la Ministre de l’Education, Marie-Martine Schyns, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé ce mercredi d’octroyer des subventions à huit établissements scolaires dans le cadre du programme prioritaire de travaux (PPT).

    1) Institut Technique de la Communauté française de Dinant 

    Cette subvention est octroyée pour financer le remplacement de 3 chaudières à mazout vétustes ainsi que la mise en place d’un réseau gaz.

    Montant des travaux : 18.551, 72 €

    2) Athénée Royal du Condroz Jules Delot de Ciney 

    Ces travaux concernent le désamiantage suite à des travaux relatifs aux appareils d’éclairage.

    Montant des travaux subventionnables : 20.332, 92 €

    3) Collège Saint-Hubert de Watermael-Boitsfort (Bruxelles)

    D’anciens châssis seront remplacés par de nouveaux châssis en aluminium et à double vitrage.

    Montant des travaux subventionnables : 367.767, 03 €

    4) Ecole fondamentale libre Saint-Charles de Wez-Velvain (Brunehaut)

    Les travaux visent le démontage et l’évacuation de la toiture existante, la réparation de la charpente et la réalisation d’une couverture en tuiles, avec une isolation selon les normes.

    Montant des travaux subventionnables : 27.366,56 €

    5) Ecole fondamentale libre Notre-Dame de Laeken de Bruxelles

    Il s’agit de la rénovation du chauffage et de l’électricité, ainsi que de nouveaux châssis et d’une mise en conformités contre les risques d’incendie. Le site n’étant pas protégé correctement des intrusions, une vidéo-surveillance y sera également installée.

    Montant des travaux subventionnables : 313.960, 80 €

    6) Ecole fondamentale libre Notre-Dame du Rosaire de Bertrix

    Les travaux comprennent le remplacement des châssis de la façade arrière, la rénovation des sanitaires afin de les adapter aux PMR, l’isolation et l’accessibilité des PMR à l’école, sans oublier la construction d’une jointure entre les deux préaux.

    Montant des travaux subventionnables : 513.075, 59 €

    7) Ecole fondamentale libre de Lobbes 

    Au programme, le remplacement de 4 classes inadaptées permettant la construction d’une salle d’éducation physique, de pièces de rangement, de deux vestiaires et d’une 4e classe.

    Montant des travaux subventionnables : 831.539, 97 €

    8) Ecole primaire libre Saint-Elisabeth des Ursulines de Mons 

    Pour cet établissement, les travaux concernent le remplacement de menuiseries extérieures vétustes ainsi que l’isolation des façades et des toitures.

    Montant des travaux subventionnables : 760.936, 01 €



     

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    Télétravail : plus souple et plus accessible au plus grand nombre en Fédération Wallonie-Bruxelles !

    Sur proposition d’André Flahaut, Ministre du Budget, de la Fonction publique et de la Simplification administrative, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en dernière lecture ce 15 novembre un projet d’arrêté visant à rendre le télétravail plus accessible et la procédure d’octroi plus souple au sein du Ministère de la Communauté française.

    Les conditions pour pouvoir bénéficier du télétravail ont en effet été assouplies :

    • la condition d’accès est ramenée à 6 mois au lieu de 2 ans ;
    • le télétravail sera désormais possible pour les membres du personnel travaillant à temps partiel à 80 % minimum. Ces agents devront toutefois être présent au sein de leur service au moins 3 jours par semaine.

    Parmi les autres avancées, il sera désormais possible aux membres du personnel d’introduire leur première demande tout au long de l’année.

    La première autorisation sera accordée pour un an par le Comité de direction. Le renouvellement, quant à lui, sera accordé pour une durée indéterminée.

    Ces mesures font suite au rapport d’évaluation réalisé par le Ministère de la Communauté française, lequel a formulé des propositions d’adaptation du régime règlementaire tout en préservant un encadrement raisonnable et rigoureux.

    Ce rapport concluait en particulier à un besoin de simplification des procédures et d’augmentation de la flexibilité.

    Le Ministre André Flahaut se réjouit de voir aboutir, en cette fin d’année, une mesure importante qui favorise le bien-être au travail et permet à un plus grand nombre de fonctionnaires de mieux concilier vie professionnelle et vie privée.



     

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    Les nouveaux membres du Bureau du CSA désignés par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a arrêté ce mercredi 15 novembre 2017 la composition du nouveau Bureau du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Le bureau coordonne et organise les travaux du CSA, il veille également à la conformité des avis des collèges du CSA au droit interne et européen ou international et résout les conflits de toute nature qui apparaissent entre le collège d’avis et le collège d’autorisation et de contrôle (CAC). En sus, le bureau prend tous les contacts avec les autorités internationales, fédérales ou fédérées nécessaires à l’accomplissement de ses missions de régulation.

    Les nominations qui interviennent à partir du 15 novembre 2017 pour un mandat de cinq ans concernent ainsi :

    • Karim IBOURKI qui est nommé président du Conseil supérieur de l’audiovisuel.
    • Mme. Isabelle KEMPENEERS qui est nommée première vice-présidente du Conseil supérieur de l’audiovisuel.
    • François-Xavier BLANPAIN qui est nommé deuxième vice-président du Conseil supérieur de l’audiovisuel.
    • Alexis De BOE qui est nommé troisième vice-président du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

    Ces membres ont été choisis parmi des personnes reconnues pour leurs compétences dans les domaines du droit, de l’audiovisuel ou de la communication, mais qui ne peuvent y exercer une fonction de nature à créer un conflit d’intérêt personnel ou fonctionnel.

    La composition du bureau garantit la représentation des différentes tendances idéologiques et philosophiques.

    Les membres du bureau sont également appelés à siéger au CAC, pour rappel, il s’agit de l’organe de régulation du CSA. Il exerce deux types de compétence : l’une d’autorisation, l’autre de contrôle. Ce dernier pouvoir est assorti de celui de sanctionner l’éditeur de services, le distributeur de services ou l’opérateur de réseau en cas de manquement à leurs obligations légales ou conventionnelles.



     

  • WEB_discours fête fwb 2017-16

    Discours – Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    Mesdames, Messieurs,

    Je remercie le Bourgmestre de Bruxelles, cher Philippe, merci de nous accueillir dans ce lieu prestigieux. C’est une première pour lui et c’est un honneur pour nous.

    Nous sommes au poste !

    En ce jour symbolique, la Fédération Wallonie-Bruxelles est plus que jamais sur le qui-vive.

    D’abord, je tiens à remercier tous ceux qui ont su prendre leurs responsabilités dans des moments où elles deviennent une exigence morale.

    Notre institution est totalement singulière parce qu’elle repose sur les droits et les services aux personnes.

    Nous sommes l’institution la plus proche, par ses affinités et ses compétences, des droits humains.

    Nombre d’entre-nous sont horrifiés par la dérive de notre société où les hommes et les femmes subissent au quotidien les affres d’inégalités de plus en plus criantes, d’un progrès mal partagé, d’une planète en souffrance climatique, de violences tant morales que physiques.

    Les attentats, les propos guerriers, les atteintes à la dignité s’égrènent sur les fils d’infos.

    La Fédération Wallonie-Bruxelles, avec ses outils d’enseignement, de culture, de politique de jeunesse, d’égalité des chances trouve une place particulièrement importante en cette veille du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

    Comme sont médiocres nos petits jeux politiciens vis-à-vis de ces questions planétaires, universelles.

    Chaque jour, les réseaux sociaux nous donnent le triste spectacle de propos dénigrants poussés parfois à l’extrême ; des mots qui blessent volontairement, des mots radicaux et souvent même violents.

    Cela n’est pas sans conséquences sur le tissu des relations sociales.

    Car du mot, parfois, s’extrait le geste.

    L’incitation à la haine est un virus qui produit des effets désastreux sur la tolérance.

    Je pense aux condamnations de l’homosexualité dans certaines régions du monde.

    Chez nous, également des jeunes ados, élèves, étudiants font l’objet de violence morale gratuite.

    La Fédération Wallonie-Bruxelles s’est inscrite dans une campagne « Non à la haine » pour combattre le mal à la racine.

    L’idée : ne rien laisser passer.

    Partout où nous sommes, nous affirmons nos valeurs. C’est bien nous qui à l’Organisation Internationale de la Francophonie avons posé clairement le problème de l’acte de candidature de l’Arabie Saoudite à cette enceinte.

    Nous y avons soulevé la question de la condition de la femme et de la liberté d’expression dans ce royaume.

    Car pour nous, il est hors de question de transiger avec les valeurs.

    Dans le même esprit, nous regrettons les provocations de ceux qui avec les mots jouent sur les peurs, le rejet de la différence pour en tirer une « gloriole » populiste toute éphémère. Que ce soit de l’autre côté de l’Atlantique ou en Belgique.

    Ne pas réagir, c’est déjà se compromettre. Cautionner, c’est perdre le sens de ses valeurs.

    Tous nos outils, toutes nos compétences doivent être mobilisés afin de ré-enchanter une action publique porteuse de messages responsables, éthiques, et respectueux de l’être humain dans sa diversité.

    Sans angélisme aucun pour les adversaires de la démocratie.

    Mais aussi sans compromission par rapport à ceux qui rongent la démocratie de l’intérieur.

    Rendre ses lettres de noblesse à l’action politique dans un contexte de forte remise en cause passe par l’affirmation d’objectifs clairs, ancrés dans une vision.

    C’est dans cet esprit que j’entends travailler au redéploiement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dans ses compétences essentielles qui contribuent autant à l’avenir de la société qu’à l’épanouissement de chacun et au développement économique de nos Régions. Comme la finalité du développement économique doit veiller au bien-être de tous et pas à celui d’une minorité privilégiée dans un marais de désespoir pour les plus faibles.

    Son enseignement a pour but de former des citoyens critiques et épanouis mais est aussi créateur de richesse économique, acteur de production de valeur ajoutée.

    La recherche fondamentale, est mère de la recherche appliquée, à l’origine de tant de résultats concrets : elle est un atout remarquable dans l’attraction de l’investissement.

    Elle nous positionne en candidat crédible, dans le cadre, du Brexit pour accueillir des agences telles que l’agence européenne du médicament ou encore le centre de traitement et de stockage de données de Galileo.

    C’est la raison pour laquelle nous soutenons avec force les budgets nécessaires.

    Car le budget pour nous est un instrument de redéploiement économique et pas seulement une variable d’ajustement.

    J’ai plaidé cette cause devant l’Union européenne.

    J’en retrouve également l’esprit dans la logique du plan d’investissement coordonné à l’échelon fédéral.

    Je le redis ce jour, à l’occasion de notre fête et au moment où nous nous apprêtons à entrer en conclave budgétaire, avec à l’esprit des contraintes, des ambitions, mais aussi cette indicible part de rêve.

    Nous pouvons être les flambeaux de l’espoir pour ne pas simplement maudire l’obscurité.

    Nous devons nous donner les moyens de réussir le pacte pour un enseignement d’excellence. C’est une obligation qui dépasse tout gouvernement et toute institution. C’est une obligation envers notre jeunesse et notre société.

    Ainsi, en 2018, quelque 45 millions d’euros supplémentaires seront investis par rapport à 2017, ce qui portera le montant total de l’investissement à près de 80 millions d’euros, conformément à la trajectoire que nous nous sommes fixée et qui montera progressivement en puissance jusqu’à quelques 250 millions d’euros en 2025, moment à partir duquel les bénéfices de ces investissements pourront inverser la courbe.

    Ce sont les perspectives mais c’est d’ores et déjà du concret. Ainsi les 80 millions d’euros dégagés en 2018 vont permettre de renforcer des mesures aussi essentielles que l’amélioration de l’encadrement en maternel.

    Nous savons tous que nos tous petits ont besoin d’être accompagnés dans ces premiers pas de la vie et c’est pour cela que nous augmentons l’effectif de quelques 1 100 équivalents temps plein. Nous le faisons par étape. Un tiers est déjà en place.

    De même, nous avons été sensibles au manque de moyens des directions d’école. Nous avons voulu poursuivre leur renforcement.

    Nous allons aussi assurer davantage la gratuité scolaire. Enfin, nous répondons à la croissance démographique par la création de nouvelles places dans les écoles.

    Pour cela, des montants doivent être mobilisés en dehors de la trajectoire d’assainissement, car il est aujourd’hui vital de conjuguer deux sens des responsabilités : la responsabilité budgétaire dont nous avons toujours fait montre et la responsabilité sociétale qui implique qu’on investisse dans l’avenir ; un investissement pour les Wallons et les Bruxellois, dont le retour, pour ne pas être immédiat, sera socialement et économiquement capital.

    À côté de cela, nous devons aussi nous donner les moyens de poursuivre l’indispensable refinancement de l’enseignement supérieur.

    Ainsi, une tranche supplémentaire de plus de 21 millions d’euros sera dégagée en 2018.

    Par ailleurs, nul n’ignore les besoins du secteur de l’aide à la jeunesse.

    Nous avons voulu les rencontrer. Par un premier refinancement de 11 millions en 2017 et nous  nous apprêtons à faire un effort complémentaire.

    Je ne peux taire notre intérêt majeur pour le secteur non-marchand.

    Et je me réjouis d’entendre que l’on partage désormais la position que je n’ai cessé d’affirmer quant à la nécessité de mettre en œuvre de nouveaux accords afin de rencontrer les besoins de ce secteur dont le rôle ne cesse de croître.

    5 millions avaient été réservés au budget 2017 et un engagement avait été pris à hauteur de 10 millions pour 2018. Il est capital d’aller au-delà et que des moyens complémentaires soient dégagés pour 2019.

    Nous aurons ainsi fait la moitié du chemin vers le passage à 100 % des barèmes, sous cette législature. Le reste pourrait faire l’objet d’un calendrier pluriannuel.

    Le redéploiement de la Fédération Wallonie-Bruxelles passe aussi par lesecteur de la jeunesse, l’accueil de la petite enfance – je mets personnellement un point d’honneur à ce que mon Gouvernement progresse dans la mise en place d’un statut pour les accueillantes.

    Dans un moment où la diversité est si brutalement remise en cause, j’entends avec la même détermination répondre par la culture à ces défis.

    Tous ces éléments seront analysés dans les heures et les jours à venir dans l’esprit que je viens d’évoquer, afin de tracer des perspectives aussi ambitieuses que responsables pour notre institution.

    Notre institution qui fait régulièrement couler beaucoup d’encre. Mais tous ceux qui se sont exprimés ont affirmé combien ses compétences étaient essentielles pour notre avenir.

    C’est la raison pour laquelle plus que jamais il faut tenir la barre du navire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Voilà ce que je veux dire quand je déclare que nous sommes au poste.

    Non pas dans une attitude passive, fataliste ou même simplement attentiste.

    Nous sommes « vent debout ».

    Défenseurs des francophones de tout le pays,

    Combattants des libertés et de la diversité culturelle.

    Protecteurs des minorités.

    Voilà ce qu’est notre institution.

    Nous sommes dans une posture offensive ! Pour assumer pleinement nos compétences au bénéfice de tous, au bénéfice de l’ensemble des Wallons et des Bruxellois.

    Voilà ce que je souhaite à chacun, à son niveau de responsabilité, car c’est autant la clef du bien commun que de l’épanouissement individuel.

    Merci et bonne fête à tous !



     

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    « Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité » : Pérennisation des projets et renforcement de la transparence dans l’attribution des subventions à travers un avant-projet de décret

    Sous l’impulsion de la Ministre de l’Égalité des chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle Simonis, un appel à projets annuel de « Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité » (PCI) permet, depuis 2015 et dans le cadre de la 6ème réforme de l’Etat, de soutenir des activités d’éducation des jeunes à la citoyenneté, des actions de dialogue interculturel, de lutte contre le racisme et de défense des droits des personnes migrantes avec une attention particulière réservée aux femmes migrantes.

    Afin de pérenniser ce dispositif et de garantir ainsi une sécurité financière aux organismes bénéficiaires mais aussi pour organiser une gestion transparente de ces initiatives favorisant la réflexion critique et le développement d’une société solidaire, le Gouvernement vient d’adopter l’avant-projet de décret de la Ministre, Isabelle Simonis, relatif à la « promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité ».

    Celui-ci prévoit 5 principales mesures visant à renforcer l’action de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le domaine du vivre ensemble et, plus précisément, au niveau de la citoyenneté et de l’interculturalité :

    1. La pérennisation du dispositif annuel de l’appel à projets 
    2. La possibilité de « labelliser » les projets ayant déjà bénéficié du soutien durant deux ans et ayant été évalués positivement de s’inscrire dans une convention pluriannuelle de trois ans. Cette mesure permettra aux opérateurs de développer davantage d’actions d’envergures tout en bénéficiant de garanties financières avec une charge administrative allégée.
    3. La création d’un Conseil de la Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité. Composé de membres des administrations compétentes, de professionnels et d’experts académiques, il sera le garant de la cohérence des politiques menées en la matière et de l’objectivation des décisions d’octroi de subventions. Il sera notamment chargé de remettre des avis au Gouvernement concernant la sélection des appels à projets et la labellisation mais aussi sur toute autre question relative à la mise en œuvre du décret ;
    4. L’organisation, tous les 2 ans, d’une campagne de lutte contre le racisme à destination du grand public, réalisée en collaboration avec les opérateurs de terrain actifs dans ce domaine.
    5. La mise en place d’un portail d’information spécifique permettant de visibiliser les projets réalisés, mais aussi de faciliter l’échange de bonnes pratiques, d’outils d’animation et de formation, ainsi que la mise en réseau des opérateurs.

    « Dans une société où le vivre ensemble est mis à mal par des faits de discrimination, de racisme et de haine en constante hausse, il fallait structurer et pérenniser ce dispositif de promotion de l’interculturalité et de la citoyenneté en en toute transparence et en se donnant les outils d’une meilleure articulation des politiques avec les besoins des acteurs de terrain. Cet avant-projet de décret devrait permettre de répondre à ces différentes exigences tout en garantissant une sécurité financière aux opérateurs », précise la Ministre Simonis.

    Afin de porter ce projet, des budgets annuels de 1.546.000€ pour le subventionnement des projets, et de 164.000 euros pour les campagnes de lutte contre le racisme, et ont d’ores et déjà été provisionnés. Sur base de l’évaluation des 3 appels à projets effectués depuis 2015 et pour mieux répondre aux besoins des acteurs de terrain, une enveloppe complémentaire de 454.000 euros sera également sollicitée lors du prochain conclave budgétaire fixant le budget initial de 2018 ainsi que l’engagement de deux équivalents temps plein au sein de l’administration pour accompagner les associations.

    Le Gouvernement a chargé la Ministre de l’Egalité des chances de poursuivre les concertations avec les acteurs concernés et de solliciter l’avis du Conseil d’Etat.

    « Face à la banalisation du racisme, aux montées des nationalismes nocifs aux droits fondamentaux, nous devons plus que jamais renforcer la tolérance et le vivre-ensemble, en construisant un espace commun de dialogue et d’émancipation. », conclut Isabelle Simonis.
    L’expérience antérieure des étudiants de l’Enseignement de promotion sociale mieux valorisée

    Sur proposition de la Ministre de l’Enseignement de promotion sociale, Isabelle Simonis, le Gouvernement vient d’adopter en  deuxième lecture le projet d’arrêté visant à valoriser les compétences professionnelles des étudiants acquises de manière formelle et informelle au cours de leur vie.

    Ce texte permet une meilleure identification de l’ensemble des types de valorisations possibles et uniformise les pratiques au sein de tous les établissements de promotion sociale.

    Dans ce cadre, il établit notamment un lien clair entre les opérateurs de formation et l’enseignement de promotion sociale en garantissant la qualité et le niveau des études.

    « D’ici peu, les étudiants qui s’inscrivent dans l’enseignement de promotion sociale pourront faire valoir dans un cadre réglementaire mieux balisé leurs expériences acquises antérieurement lors d’apprentissages, de métiers exercés ou encore de formations professionnelles. Un-e dessinateur-trice en construction, un-e boucher-ère, un-e électricien-ne ou encore toute personne désireuse de suivre une formation de niveau secondaire ou supérieur pourra, sur base de son parcours, obtenir davantage de dispenses pour accéder plus facilement au diplôme. Il s’agit d’une évolution majeure qui positionne l’Enseignement de promotion sociale comme pionnier en matière de valorisation des acquis », se réjouit Isabelle Simonis.

    Concrètement, cette mesure sera opérationnelle progressivement après le 1er janvier 2018. A partir de cette date, les étudiants pourront bénéficier d’un accompagnement et faire reconnaître leurs expériences professionnelles et formations antérieures auprès des établissements scolaires où ils s’inscrivent.

    La valorisation des acquis de l’expérience incarne par ailleurs une nouvelle étape dans la modernisation et la simplification de l’Enseignement de promotion sociale, qui vise à permettre à chaque adulte de réorienter sa carrière, de rebondir mais aussi de se former tout au long de la vie. 
    120.000 euros pour sensibiliser les acteurs de l’Aide à la jeunesse aux difficultés que rencontrent les familles vivant dans la précarité

    La pauvreté dans ses différentes déclinaisons apparaît souvent en toile de fond des situations traitées par les intervenants du secteur de l’aide à la jeunesse. Il y a, malheureusement, une corrélation significative entre les familles bénéficiaires de l’aide à la jeunesse et la pauvreté.

    Trop souvent, l’aide à la jeunesse est interpellée pour des risques de négligences dues à une détérioration des conditions matérielles des enfants et des familles alors qu’une action préventive et un travail de réseau pourraient éviter l’entrée dans l’aide spécialisée.

    C’est pourquoi, sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, ce mercredi, l’octroi de subsides au Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et au Forum Bruxelles contre les inégalités, afin de renforcer la sensibilisation des intervenants de terrain de l’Aide à la Jeunesse aux difficultés que rencontrent les personnes vivant dans la précarité.

    Une subvention de 60.000 € sera accordée au Forum Bruxelles contre les inégalités pour la réalisation d’une recherche-action visant à davantage sensibiliser le secteur de l’Aide à la jeunesse aux questions liées à la pauvreté et aux inégalités sociales et une subvention de 60.000 € sera accordée au Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté afin de financer le recrutement d’un ETP qui aura pour mission de créer des synergies avec le secteur de l’Aide à la jeunesse.



     

  • CETA

    CETA : la cour de justice européenne sera bel et bien saisie

    Ce matin, le comité de concertation a approuvé la demande d’avis sur le CETA adressée à la cour européenne concernant la compatibilité des tribunaux privés avec le droit européen. C’est un élément fondamental de l’accord intra-belge du 26 octobre dernier.

    « On pouvait douter de la loyauté fédérale sur ce dossier. Elle a tenu bon il faut s’en réjouir » a déclaré le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte a la sortie du Lambermont.

    «  Pour nous socialistes, le combat autour du CETA est de faire en sorte de ne pas privatiser la justice et de pouvoir continuer à réguler l’économie via des mécanismes publics », rappelle Rudy Demotte.

    « Ce combat de longue date est primordial car il pourrait modifier profondément la régulation du commerce mondial » conclut le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    La Fédération Wallonie-Bruxelles, restera ferme et vigilante par rapport à ce dossier, ainsi qu’a l’avenir de tous les dossiers ayant trait aux accords commerciaux dits de « nouvelle génération » (Singapour, USA, Chine,…)

    Unknown



     

  • enseignement

    Toucher à la pension des enseignants, c’est non pour les francophones !

    Ce matin, suite au Comité de Concertation, le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte et la Ministre-Présidente de la Cocof Fadila Laanan ont clairement exprimé leur désaccord sur la proposition du Ministre des Pensions Daniel Bacquelaine d’allonger de plusieurs années la carrière des enseignants.

    Pour rappel, le parlement francophone bruxellois a déclenché le 12 mai dernier un conflit d’intérêts avec le parlement fédéral sur la réforme de la pension des enseignants.

    Malgré nos mises en garde, le Ministre des Pensions continue de s’acharner sur le dos des enseignants. « Tout y passe : surpression des tantièmes préférentiels, suppression de la gratuité de bonification pour diplôme, attitude ambigüe sur la reconnaissance du critère de pénibilité et durcissement des conditions d’âge et de durée pour une pension complète » indiquent les chefs des exécutifs des entités fédérées.

    « C’est de l’aveuglement ! Alors que le rôle joué par les enseignants est essentiel pour nos enfants et les générations futures. Tout cela va à l’encontre de réformes ambitieuses que nous portons comme le Pacte d’excellence, le renforcement de la formation initiale des enseignants,… », poursuit Rudy Demotte.

    « Cette réforme impacte négativement non seulement la pension de nos enseignants, mais également la durée de leur carrière. Concrètement, selon nos estimations, ce que propose le Gouvernement MR-NVA pourrait prolonger pour les nouvelles générations la carrière des enseignements jusqu’à 7 ans », précise Fadila Laanan.

    Par ailleurs, les deux ministres insistent sur le fait qu’aucune garantie n’est encore obtenue, dans la poursuite de la réforme des pensions, en ce qui concerne la reconnaissance de la pénibilité des fonctions enseignantes, ce qui aura un effet désastreux sur le montant des pensions, l’allongement des carrières ainsi que sur la condition spécifique des femmes.



     

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    Subvention de 150.000 € pour le projet « La déclaration universelle des droits de l’homme : tout un programme »

    Sur proposition du Ministre-Président, Rudy Demotte, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé d’octroyer une subvention de 150.000 € à l’asbl Association pour les Nations-Unies – Belgique pour le projet « La déclaration universelle des droits de l’homme : tout un programme ».

    Dans le cadre du 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), l’Association pour les Nations Unies (APNU) mènera une campagne participative avec les jeunes francophones de Belgique afin de diffuser et faire vivre les 30 articles de la Déclaration.

    Les objectifs de la campagne sont de :

    • Faire connaître les droits de l’Homme, les 30 articles de la DUDH et les libertés fondamentales en mobilisant les jeunes avec le soutien des médias, des enseignants, des responsables d’association et des responsables politiques. Inciter les jeunes à faire le choix d’un article et à présenter, à leur manière, la façon d’améliorer sa mise en œuvre tout en s’inspirant des multiples conventions, pactes et protocoles qui l’ont suivi ainsi que des Objectifs de développement durable (ODD).
    • Contribuer à un enseignement de qualité dans le domaine des droits de l’Homme et servir d’inspiration aux responsables de l’élaboration des politiques éducatives (au sein des administrations locales et régionales)ainsi qu’aux administrateurs de l’éducation, enseignants, formateurs d’enseignants, éducateurs du secteur non-formel et autres acteurs intéressés.
    • Stimuler le débat et amener les jeunes à avoir une réflexion informée sur le sujet des droits humains, le rôle des différents acteurs de la société et les défis à relever pour leur concrétisation.

    La campagne s’articulera autour de 3 piliers principaux :

    • Un appel à projets largement diffusé auprès des jeunes de 10 à 30 ans au travers des établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur et associations de jeunesse (Maisons de jeunes, Institutions publiques de protection de la jeunesse, mouvements et organisations de jeunesse). L’enjeu de l’appel à projets consiste à faire le choix d’un article de la DUDH et de présenter la façon d’améliorer sa mise enœuvre. Une grande flexibilité sera accordée quant à la forme et au contenu des projets (une action civile, un projet de loi, une pièce de théâtre, une œuvre artistique, etc…) ;
    • Des activités pédagogiques, culturelles et informatives au travers de l’organisation de conférences données par des experts et personnalités dans le domaine des droits de l’Homme, de débats, projections de films et émissions radiophoniques tout au long de l’année académique 2017/2018.
    • Un grand événement citoyen sera organisé en décembre 2018 au Palais d’Egmont au cours duquel seront primés les meilleures initiatives et projets retenus par différents jurys.

    Cette campagne bénéficiera également de l’encadrement technique et administratif de la cellule Démocratie ou Barbarie.



     

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