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    La Fédération Wallonie-Bruxelles se prépare au Brexit mais attend des progrès plus concrets avant le passage à la deuxième phase de négociations !

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a précisé mercredi sa position dans le cadre des discussions intra-belges sur les négociations devant mener à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    « Malgré l’efficacité et le sérieux du travail mené par le négociateur européen Michel Barnier, nous ne pouvons malheureusement que constater le peu d’avancées concrètes obtenues jusqu’à présent dans les négociations avec le Royaume-Uni », regrette le ministre-président Rudy Demotte. « Néanmoins, nous nous devons de poursuivre en interne la préparation de cette sortie du Royaume-Uni. Nous ferons donc un suivi régulier des préparatifs de la Fédération en nous appuyant sur les 29 recommandations formulées par le ‘Groupe de travail Brexit’ et en vérifiant, avec la plus grande attention, l’état d’avancement du suivi apporté à celles-ci. Il en va de la stabilité de nos futures relations avec nos partenaires britanniques sur des points qui touchent au plus près les citoyens. »

    Cette préparation, anticipée par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et concrétisée dans le rapport du « Groupe de travail Brexit », s’inscrit dans un contexte plus large de critiques européennes vis-à-vis de la lenteur des négociations avec le Royaume-Uni sur les trois chapitres identifiés pour la première étape de négociations (droits des citoyens ; frontières avec l’Irlande et l’Irlande du Nord ; règlement des engagements financiers du Royaume-Uni).

    Répondant à l’appel du Conseil européen d’octobre d’engager des discussions préparatoires internes relatives au cadre des relations futures avec les Britanniques, le gouvernement de la FWB a arrêté plusieurs orientations prioritaires dont les principales visent :

    • Au maintien du Royaume-Uni dans l’Espace Européen de la Recherche, dans le programme Erasmus+ et à la garantie de l’accès des étudiants de l’UE, tout niveau confondu, au territoire et au droit de séjour au Royaume-Uni dans les conditions actuelles.
    • A envisager un futur accord de libre-échange qui préservera l’intégrité du marché intérieur et la capacité de l’UE d’établir ses propres normes et standards et leur application effective. Tout écart par rapport à ces principes ferait le nid d’une concurrence déloyale entrainant des délocalisations massives vers le Royaume-Uni.
    • A exiger que l’UE garde sa capacité à déterminer seule ses objectifs politiques et ses règles de fonctionnement quels que soient les domaines politiques. Toute coopération réglementaire devra rester volontaire et sous le contrôle des Etats membres.

    En adoptant ces orientations, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se positionne clairement dans les discussions intra-belges qui se pencheront sur ces questions dans les prochaines semaines.

    « Mais les trois points sur lesquels la FWB attend des progrès suffisants pour passer à la seconde étape sont loin d’être clôturés. Il est donc indispensable que des avancées substantielles soient acquises dans les trois dossiers de la phase 1 (droit des citoyens, frontière irlandaise et règlement financier) avant d’envisager le cadre des relations futures », prévient le ministre-président.

    En périphérie du Brexit, et des conséquences inévitables qu’il aura sur le projet européen, le gouvernement de la FWB entend peser de tout son poids dans le débat sur l’avenir de l’Europe.

    Afin de répondre aux attentes légitimement pressantes des citoyens pour une Europe à nouveau en phase avec leurs préoccupations, la FWB appelle les chefs d’Etat, et en particulier le Premier ministre Charles Michel, à intégrer plusieurs priorités à l’agenda du « Programme des dirigeants » qui occupera le Conseil européen jusqu’en juin 2019, dont notamment :

    • Le renforcement du principe de coopération renforcée
    • L’adaptation des systèmes de formation et d’éducation à l’ère numérique
    • Un soutien européen renforcé aux réformes éducatives mises en place au sein des Etats membres, là où une application sans nuance du Pacte de stabilité pourrait réduire à néant les efforts consentis par les Etats et serait contreproductive pour le Pacte pour un enseignement d’excellence de la FWB.

    Le temps est venu de défendre une Europe plus démocratique, plus solidaire et plus juste.



     

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